(ats) La classe politique suisse est favorable à une interdiction du Hamas. Le Conseil fédéral et les commissions compétentes des deux Chambres se sont déjà exprimés en ce sens. Mardi, le Conseil des Etats devrait donner son aval. Le National devrait suivre la semaine prochaine.

Au travers des attaques qu'il a perpétrées le 7 octobre, le Hamas s'est discrédité en tant qu'interlocuteur, selon la commission du Conseil des Etats. La Suisse doit donc adopter une position claire à son égard, en qualifiant de "terroriste" l'organisation islamiste.

Le National se saisit d'un texte similaire la semaine prochaine. Sa commission estime que "les attaques massives contre Israël montrent que le Hamas ne peut être qualifié que d'organisation terroriste brutale".

Le ton a changé. L'an dernier encore, une telle interdiction a échoué au Conseil national. La commission avait alors estimé qu'une interdiction du Hamas compromettrait l'engagement helvétique en faveur de la promotion et du respect des droits humains. La Suisse est fortement impliquée diplomatiquement en Israël et en Palestine.

Projet d'ici fin février

Il y a trois semaines, le Conseil fédéral a lui aussi décidé que la Suisse devait se doter d'une loi ad hoc pour interdire le Hamas. Il suit la procédure ordinaire. Un projet doit être présenté d'ici fin février 2024.

Le 11 octobre, le gouvernement avait déjà décidé de qualifier le Hamas d'organisation terroriste. Il avait donné mandat à la task force Proche-Orient d’examiner les options juridiques permettant d'interdire le Hamas.