(ats) La Suisse protège-t-elle suffisamment ses biens culturels en cas de menace de grande ampleur d'origine naturelle ou sociale ou en cas de guerre? Le National veut des réponses du Conseil fédéral. Par 99 voix contre 93, il a adopté mardi un postulat de Maja Riniker (PLR/AG). La gauche et le PLR ont voté pour.

Pour l'élue, la guerre en Ukraine a montré que de nombreux musées et monuments ont été menacés ou détruits. La Suisse doit disposer d'une stratégie pour mettre à l'abri ses biens culturels.

La loi sur la protection des biens culturels en cas de conflit armé, de catastrophe ou de situation d’urgence constitue une bonne base légale. Mais pour l'Argovienne, un concept de protection qui règle les compétences complèterait les bases légales.

Le Conseil fédéral était opposé à cette demande. Selon lui, la Suisse est d’une manière générale bien préparée pour protéger ses biens culturels en cas de conflit armé, de catastrophe ou de situation d’urgence. La Confédération tient à jour des inventaires qui permettent aux services d'urgence de protéger les biens rapidement. Des exercices sont menés dans ce domaine, a précisé la conseillère fédérale Viola Amherd.

La Suisse entretient des contacts à l'échelle internationale dans le domaine de la protection des biens culturels, notamment par sa présence à l’UNESCO. Elle joue un rôle important en offrant aux Etats qui le demandent un refuge pour les biens culturels à protéger. La Suisse pourrait aussi utiliser cette mesure.