Le Conseil fédéral est chargé de donner des instructions au département de la défense pour qu'il élabore un programme international de déminage des mines et des munitions non explosées en Ukraine. Sa mise en oeuvre doit être soutenue avec des moyens financiers, humains et matériels importants, demande le texte socialiste.
Selon le gouvernement ukrainien, 250'000 kilomètres carrés, soit 40% de la superficie du pays, sont contaminés par des mines ou des restes explosifs de guerre, a indiqué Claudia Friedl (PS/SG).
La Fondation suisse de déminage (FSD), dont le siège est à Genève, procède déjà depuis 2015 au déminage de mines et de munitions non explosées en Ukraine. Pour ce faire, elle forme elle-même les démineurs. Elle dispose d'environ 200 démineurs et collaborateurs formés et entièrement équipés en Ukraine et serait en mesure d'augmenter encore ses capacités, a relevé la socialiste.
Le Conseil fédéral était favorable au texte. Le déminage humanitaire est une condition pour la reconstruction et correspond à la tradition de la Suisse, a indiqué la ministre de la justice Viola Amherd.
L'udc était en revanche opposée. Le Conseil fédéral en fait déjà beaucoup et a déjà prévu des moyens conséquents pour le déminage humanitaire. De plus, la guerre n'est pas terminée. Il y a donc toujours un risque que la Suisse soit utilisée par les parties belligérantes, a fait valoir Benjamin Fischer (UDC/ZH). Et de déplorer que la motion ne mentionne que des moyens financiers issus du Département de la défense.