(ats) Les Vert-e-s ont regretté mercredi l'échec de leur candidat au Conseil fédéral Gerhard Andrey. Ils se sont notamment montrés déçus du refus des socialistes de soutenir le Fribourgeois.

Avec 59 voix face au PLR Ignazio Cassis, "Gerhard Andrey n'a pas fait le plein de voix auprès de nos alliés du PS et des Vert'libéraux, ce qui est regrettable", a indiqué le conseiller national vaudois Raphaël Mahaim à Keystone-ATS.

La sénatrice neuchâteloise Céline Vara s'est montrée plus amère face au PS. "La position de notre allié socialiste est une énorme déception. On pourrait parler d'une trahison. Cela va être difficile de réparer cela sur le long terme", avait-elle affirmé avant le vote.

Selon elle, les deux partis de gauche doivent travailler ensemble. "La lutte contre le réchauffement et contre la vie chère, on doit la mener ensemble, ce n'est pas en nous divisant qu'on va y arriver", a-t-elle ajouté.

"La peur du changement l'emporte", a indiqué le parti sur le réseau X (ex-Twitter). "Malgré l'excellente candidature de Gerhard Andrey, les forces écologiques et un quart des électeurs ne sont toujours pas représentés au Conseil fédéral", ajoute-t-il.

Un débat à mener

Pour Raphaël Mahaim, le constat que le PLR est surreprésenté est partagé, mais les actes ne suivent pas car beaucoup ont peur que cela n'ébranle les institutions. "Tout le monde se tient par la barbichette", constate-t-il.

La candidature de Gerhard Andrey a toutefois permis de lancer la discussion sur la composition du gouvernement, se félicite la conseillère nationale genevoise Delphine Klopfenstein Broggini sur la RTS. Il est important de continuer ce débat.

Aujourd'hui, l'ensemble de la population n'est pas représenté. Il faut réfléchir à des gouvernements de coalition, c'est une vraie réflexion qu'on doit mener, avec tous les partenaires. "Il n'y a pas de raison de garder le pouvoir entre soi", ajoute-t-elle, regrettant que "le cartel du pouvoir est toujours en marche".