"Nous prenons acte que le Parlement a élu un candidat du ticket" socialiste, a déclaré le coprésident du groupe PS, Samuel Bendahan, à la RTS. Le parti va maintenant chercher à savoir pourquoi le camp bourgeois ne s'est pas tenu à ses déclarations de choisir un des candidats officiels, mais a voté pour le Zurichois Daniel Jositsch.
Et le Vaudois de souligner que le PS a tenu parole et a été honnête "du début à la fin". "On vote pour des candidats qui ne partagent pas nos valeurs parce qu'on veut travailler, parce qu'on croit encore au système suisse de concordance", ajoute-t-il.
Il faut maintenant savoir si le camp bourgeois "veut encore des socialistes au gouvernement ou pas", a-t-il ajouté.
Toujours sur les ondes de la RTS, la conseillère nationale Valérie Piller-Carrard (PS/FR), vice-présidente du PS suisse, a dit regretter le "mauvais jeu" de la droite. Elle a critiqué un acte de "défiance" et un "manque de respect total" par rapport aux candidats présentés par le parti.
Interrogé par Keystone-ATS, le conseiller national Pierre-André Page (UDC/FR) a dit ne pas savoir d'où venaient les voix attribuées à M. Jositsch. Elles viennent probablement de la droite, de personnes qui n’étaient pas satisfaites du ticket présenté par le PS, a-t-il dit. Et de rappeler que l’UDC avait demandé de voter pour un candidat officiel.