"C'est désormais l'heure de la reconstruction", analyse le journal. Après une "rupture de confiance" provoquée par le vote de nombreux élus bourgeois - essentiellement UDC - pour Daniel Jositsch, contrairement à ce qui avait été officiellement annoncé, "les partis doivent rétablir la confiance entre eux".
Ce alors que plusieurs élus socialistes menacent déjà de ne pas élire un candidat officiel lors de la succession de Guy Parmelin, indique "Le Temps". "Les partis doivent rétablir la confiance entre eux et avoir le courage de s’interroger sur les institutions, sans tabou", plaide l'éditorialiste.
"Dynamique, rassembleur, et pragmatique", Beat Jans possède "toutes les qualités pour être l'un de ces bâtisseurs dont la Suisse a besoin". Il devrait rapidement rejoindre Karine Keller-Sutter et Albert Rösti parmi les leaders du gouvernement, estime "Le Temps".
Bien qu'il ne devrait vraisemblablement pas hériter du Département des affaires étrangères dirigé par Ignazio Cassis, l'actuel président de Bâle sera un acteur clé dans le "si tendu dossier européen", fait remarquer le journal. L'"habitué des contacts avec ses homologues français et allemand" vit "à la croisée des frontières linguistique et européenne". Sur l'Europe, il s'impliquera davantage qu'Alain Berset, prédit encore l'éditorialiste.