(ats) Le socialiste bâlois Beat Jans est sorti grand vainqueur mercredi d'une élection réglée "comme du papier à musique", à la suite d'un petit jeu "lissé et policé", estime "La Liberté". L'actuel président de Bâle, dédaigneux envers la Suisse romande durant la campagne, devra se souvenir que la Suisse ne se résume pas "au triangle d'or" Zurich, Bâle et Berne.

La stratégie du PS, qui a présenté un ticket à deux noms, a été payante, estime le quotidien fribourgeois. Ce choix restreint a toutefois été sanctionné par une partie du Parlement qui a préféré donner sa voix au candidat "sauvage" Daniel Jositsch.

Soucieux de ne pas froisser le camp bourgeois, les socialistes ont fâché leur allié traditionnel en refusant de soutenir le candidat écologiste Gerhard Andrey, créant des "tensions qui laisseront des traces". La "cuisante défaite" de l'entrepreneur fribourgeois résulte de l'incapacité de ce dernier à "créer une dynamique autour de sa candidature", juge sévèrement le journal.

Âgé de 59 ans, Beat Jans fait "figure d'homme du passé", critique encore "La Liberté". "Avec lui, le Conseil fédéral ressemble encore davantage à un aréopage de sexagénaires, ce qui n’est pas l’idéal pour appréhender l’avenir", conclut l'éditorialiste.