En raison du besoin élevé de renouvellement de ces installations, le Parlement avait alloué un crédit de 60 millions de francs en 2018. Or ce crédit n'est pas suffisant, c'est pourquoi le Conseil fédéral demande 40 millions supplémentaires, a rappelé Olivier Feller (PLR/VD) pour la commission.
Le projet du gouvernement ne concernait que les installations des tunnels du Lötschberg, de la Vereina et de la Furka considérées d'importance nationale car il n'existe pas à ces endroits de routes ouvertes toute l'année.
Une minorité du Centre et de gauche voulait toutefois y ajouter celle du Simplon et augmenter le crédit de 6 millions. Pour la commission, la Confédération remplit déjà son rôle de desserte au Simplon avec la route nationale qui est ouverte toute l'année. L'installation de chargement est complémentaire et donc de la responsabilité du canton du Valais.
Le transbordement au Simplon augmente la résilience du tronçon. De plus, le ferroutage réduit la charge sur les routes et réduit le CO2, a fait valoir Florence Brenzikofer (Vert-e-s/BL). Elle a été entendue par 123 voix contre 65. Les députés ont en revanche rejetée une proposition de porter le crédit à 58 millions.
Le projet du Conseil fédéral apporte également une adaptation à la pratique de financement. Actuellement, le matériel roulant pour le chargement des automobiles est financé directement par la Confédération. A l'avenir, les chemins de fer devront le financer par des crédits bancaires, comme c'est déjà le cas par exemple dans le transport régional de voyageurs. La Confédération peut verser des indemnités en cas d'exploitation déficitaire.