(ats) La police des transports devrait pouvoir disposer de pistolets à impulsions électriques. Le National a adopté lundi par 132 voix contre 60 une motion en ce sens de Michaël Buffat (UDC/VD), contre l'avis des Vert-e-s. Le Conseil des Etats doit encore valider cette décision.

Pour le Vaudois, il s'agit d'offrir aux agents de la police des transports plus de flexibilité dans des situations tendues où des couteaux ou autres objets contondants sont utilisés. Le recours au Taser permet ainsi de minimiser les risques lors d'interventions. Les modalités d'utilisation demeureront du ressort de la police des transports elle-même.

Le Conseil fédéral s'est montré d'accord avec la proposition. La motion donne l'occasion d'analyser la question, a soutenu le chef du Département fédéral des transports Albert Rösti. Le rapport permettra d'examiner dans quels domaines d’intervention un dispositif incapacitant est approprié et utilisable à bon escient.

Les Vert-e-s se sont opposés à cette proposition. "Le Taser n'est pas une arme inoffensive, elle ne devrait pas être utilisée comme arme d'interpellation", a estimé Fabien Fivaz (Vert-e-s/NE).

Dans un train, le recours à cette arme serait particulièrement problématique, car elle peut être létale, selon lui. Des centaines de morts ont été documentés ces dernières années. En cas d'acceptation, les Vert-e-s demanderaient au Conseil fédéral de limiter au maximum le recours du personnel de sécurité des transports au Taser.