En Suisse, beaucoup a été fait dans le domaine de la protection des victimes. Mais il reste encore du travail dans le suivi des personnes auteures de violence domestique, constatent les députées Tamara Funiciello (PS/BE), Patricia von Falkenstein (PLR/BS) et Nik Gugger (PEV/ZH) dans des textes similaires.
Les programmes spécialisés visent à faire cesser les situations de violence domestique et à prévenir le risque de récidive et de répétition de comportements violents de génération en génération. Il est déjà possible d'obliger par exemple les personnes violentes à suivre des programmes de prévention.
Certains cantons font de gros efforts pour mettre en place des offres de qualité pour les personnes violentes. D'autres n'en font en revanche pas assez, constatent encore les trois politiciennes. Des études montrent que le nombre de récidives diminue lorsque les autorités judiciaires prescrivent un programme de prévention comme mesure complémentaire, ou que l'on réussit à convaincre les personnes violentes de suivre des mesures.
Pas d'aide fédérale
Les féminicides sont malheureusement une réalité en Suisse. Il est donc utile d'analyser ce qui a été fait jusqu'ici dans le domaine ainsi que le potentiel d'amélioration, a estimé le ministre de la justice Beat Jans, soutenant le postulat. Il ne sera toutefois pas question d'une aide financière de la Confédération aux cantons ni de la création d'un nouvel organe, a rappelé le Bâlois.
Les moyens existent déjà pour protéger les victimes, en général des femmes, contre les auteurs de violences: expulsion du domicile, interdiction de périmètre par exemple, a contré Martina Bircher (UDC/AG). Il n'est pas question de soutenir les auteurs de violences, la priorité doit aller aux victimes, a-t-elle dit, sans succès.