(ats) La Suisse doit développer et approfondir sa collaboration avec Taïwan dans les domaines de la culture, de la formation, de la recherche et de l'innovation. Le National a approuvé mercredi par 96 voix contre 86 et 9 abstentions une motion socialiste en ce sens, co-signée par des élus de presque tous les partis.

Le texte demande qu'une convention visant la mise en place d'un partenariat soit signée par les deux organismes privés que sont le "Trade Office of Swiss Industries, Taipei" et la Délégation culturelle et économique de Taipei en Suisse.

Même s'il existe de multiples liens entre diverses institutions des deux pays, aucune mise en réseau n'a vraiment lieu, estime Fabian Molina (PS/ZH), qui a repris le texte de son collègue Mustafa Atici (PS/BS). Seul un cadre institutionnel solide, sous la forme d'un partenariat institutionnalisé, permettra d'exploiter pleinement le potentiel important qui existe en Suisse comme à Taïwan dans ces domaines.

La diplomatie scientifique peut aider la Suisse à relever les défis du XXIe siècle. Cette dernière doit développer en permanence son réseau mondial chargé de tisser des liens dans les domaines de la formation, de la recherche et de l'innovation. Taïwan dispose du potentiel nécessaire pour devenir l'un des nouveaux grands sites de ce réseau, a encore fait valoir le Zurichois.

Le Conseil fédéral était opposé au texte. La Suisse suit sa politique d'une seule Chine et ne reconnaît pas Taïwan comme un Etat indépendant. Cela signifie que la Suisse ne conclut pas d'accords bilatéraux avec l'île.

Les accords de droit privé se tissent grâce au Trade Office of Swiss Industries (TOSI) et à la Délégation culturelle et économique de Taipei. En outre des partenariats entre les institutions de recherche et de culture suisses peuvent être mis en place avec leurs pendants taïwanais.

Compte tenu des instruments déjà existants, un accord entre le Trade Office of Swiss Industries et la Délégation culturelle et économique de Taipei n'apporterait pas de valeur ajoutée substantielle.

Au vote, le Centre et le PVL ont voté avec la gauche. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.