Les paysans doivent déjà réserver une part de leurs terres en surfaces de promotion de la biodiversité La nouvelle mesure va réduire encore un peu plus la surface productive: sur les 400'000 hectares, ce serait environ 10'000 de perdus pour la production de denrées alimentaires, a déclaré Jacques Nicolet (UDC/VD) qui a repris le texte à son compte.
"Accepter cette mesure, c'est retirer un bout de l'outil de travail des paysans, augmenter l'importation de denrées alimentaires et mettre à mal l'industrie boulangère qui souffre déjà des importations de produits confectionnés à l'étranger". Cette exigence doit être définitivement abandonnée, selon lui.
Le gouvernement s'est opposé à cette demande. Celle-ci fait partie du train d’ordonnances relatives à une révision de la loi portant sur les pesticides dans l’agriculture, adoptée par le Parlement en 2021.
Compte tenu de la guerre en Ukraine et des craintes pour l’approvisionnement, cette obligation de consacrer 3,5% des terres arables aux surfaces de promotion de la biodiversité a été reportée à 2024, puis encore une fois à 2025, a rappelé le conseiller fédéral Guy Parmelin. Supprimer complètement cette mesure serait contraire à la décision du Parlement qui a demandé d'étudier des alternatives.
Pour le gouvernement, les nouvelles surfaces de promotion de la biodiversité n’auront pas de conséquences aussi négatives sur la production et autorisent certains nouveau modes de production plus respectueux de l’environnement.
La gauche a voté contre avec plusieurs PLR. Le Conseil des Etats devra encore confirmer cette décision de la Chambre du peuple.