(ats) Fedpol manque de ressources pour accomplir son mandat. Le National a donc chargé mercredi le Conseil fédéral d'examiner si une réorganisation interne permettrait de libérer du personnel, notamment en matière de cybercriminalité.

Fin 2022, Fedpol comptait 966 équivalents plein temps dont seulement 136 étaient affectés au travail d'investigation. Cela fait 1,6 enquêteur par procureur fédéral. Il est admis que la police fédérale a pris du retard dans le domaine cyber.

Fedpol n’ayant pas toujours les compétences nécessaires, le Ministère public de la Confédération (MPC) fait plus souvent appel aux cantons. Le National tient à ce que le MPC puisse obtenir rapidement les enquêteurs et enquêtrices dont il a besoin.

Le Conseil fédéral était opposé à cette demande. Fedpol a d'autres tâches à côté de la lutte contre la grande criminalité, en particulier la coopération policière nationale et internationale et la protection des personnes et des bâtiments sous la responsabilité de la Confédération, a rappelé le chef du Département fédéral de justice et police Beat Jans. "On ne peut pas se concentrer uniquement sur les ressources d'investigation".

Fedpol a déjà été soumis à plusieurs examens sur ses ressources et ses tâches ces dernières années. Une nouvelle enquête ne permettra pas d'améliorer le manque de personnel alloué à la lutte contre la grande criminalité. Cela coûtera cher et les nouvelles informations ne seront pas pertinentes, a-t-il soutenu.

En vain. Le postulat a été adopté par 92 voix contre 91 et deux abstentions. La gauche, le Centre et le PVL ont voté compact pour.