(ats) Les Chambres fédérales devraient rester divisées jeudi sur la nouvelle loi sur le CO2. Le Conseil des Etats devrait refuser de fixer une part minimale de réduction des émissions de CO2 à réaliser en Suisse et d'encourager l'installation de bornes de recharge, contrairement au National.

La commission préparatoire estime que le projet doit être susceptible de remporter la majorité et donc ne pas aller trop loin. C'est pourquoi elle recommande de ne pas formuler d'objectif chiffré pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de moitié par rapport à 1990 d'ici 2030 et atteindre le zéro net d'ici 2050.

Le National a lui fixé à 75% au moins la part des émissions de gaz à effet de serre que la Suisse doit réduire à l'interne dans le projet de loi sur le CO2 pour les années 2025 à 2030. La gauche tentera de suivre les députés.

Le débat s'annonce aussi animé quant au soutien financier de la Confédération pour l'installation de bornes de recharge pour véhicules électriques dans les immeubles d'habitation, dans les entreprises et sur les parkings publics.

Le Conseil fédéral a prévu cette mesure d'encouragement, soutenue par la Chambre du peuple. Celle des cantons a déjà dit non et devrait maintenir son avis, estimant qu'il n'est pas du ressort de la Confédération de participer au financement de telles infrastructures.

Crainte d'un référendum

Les avis devraient rester divergents encore sur d'autres points, comme sur les valeurs cibles de CO2 pour les voitures de tourisme neuves. La Chambre du peuple a fixé des objectifs intermédiaires annuels. Celle des cantons devrait décider de ne pas aller plus loin que les réglementations européennes.

En revanche, les sénateurs devraient se rallier aux députés sur plusieurs aspects, notamment sur les carburants renouvelables. Le Conseil fédéral voulait proposer à la pompe une certaine part de ces carburants, ce qui aurait fait augmenter les prix d'environ cinq centimes.

Le National a biffé la disposition, après que des orateurs de tous bords ont fustigé des coûts supplémentaires pour les consommateurs et craint la menace d'un référendum. Le Conseil des Etats devrait suivre.