Les députés n'ont pas voulu de cette disposition ajoutée par les sénateurs lors de leur premier examen du projet. Ces derniers ont insisté lundi par 42 voix contre 1.
La collaboration entre la SIFEM et la DDC et le SECO est déjà incluse dans les objectifs stratégiques de la Confédération. Les tâches ont été bien réparties. La proposition ne changerait rien, a argué le ministre de l'économie Guy Parmelin, en vain.
Outre cette divergence technique, le projet dans son ensemble n'était pas contesté et a été largement approuvé par les deux chambres. Il vise à donner à la SIFEM des bases légales inscrites dans la loi car celles fixées à l'échelon de l'ordonnance ne suffisent plus.
La Sifem, dont l'actionnaire principal est la Confédération, investit dans des entreprises privées de pays en développement ou émergents. Outre un rendement financier, ces investissements doivent permettre une croissance économique durable et inclusive, la création et le maintien d'emplois, la réduction de la pauvreté, ainsi que la protection et l'utilisation durable des ressources naturelles.
Le dossier retourne au Conseil national.