(ats) Le Conseil fédéral doit ouvrir le débat sur la prise en charge des médicaments très onéreux. Le Conseil des Etats a tacitement accepté mardi un postulat de sa commission de gestion, en accord avec le Conseil fédéral.

L’apparition de nouveaux traitements très chers et leur prise en charge par l’assurance soulèvent des questions éthiques importantes qui ne peuvent pas être laissées à la seule appréciation de l'Office fédéral de la santé (OFSP), a expliqué Heidi Z’Graggen (Centre/UR).

Selon la Commission nationale d’éthique dans le domaine de la médecine humaine, les critères d’efficacité, d’adéquation et d’économicité -des critères essentiels pour déterminer les prestations de l’assurance- ne suffiront plus pour maintenir les coûts de la santé à un niveau acceptable. Il sera inévitable de fixer des limites pour la prise en charge de ces nouveaux médicaments.

Les restrictions d’accès ne pourront être comprises et acceptées au sein de la population que si un débat de société a lieu au préalable. Le postulat demande donc au gouvernement d’examiner en collaboration avec les cantons les possibilités de lancer un débat national sur ce thème.

Cette démarche doit permettre de garantir que ce sujet soit abordé dans toute la Suisse et de sensibiliser la population aux enjeux et dégager des solutions de consensus, à l’image de ce qu’a fait la Suède. Sur la base de son rapport, le Conseil fédéral devra ensuite fixer des principes directeurs clairs et adapter la législation.