La stratégie énergétique 2050 a été élaborée sur des hypothèses erronées, selon le président du PLR Suisse. Les besoins d'électricité supplémentaires ont été niés et le potentiel des mesures d'économie a été surestimé. M. Burkart a comme priorité d'assurer correctement l’approvisionnement énergétique.
Il insiste aussi sur l'importance de la sécurité des installations. Il demande donc d'analyser les conditions requises pour une exploitation sûre à long terme des infrastructures existantes.
Dans sa réponse écrite, le Conseil fédéral se montre favorable, estimant que la construction de nouvelles centrales est "un scénario possible" à la condition que les décisions soient prises "en toute connaissance de cause". Toutefois, une éventuelle modernisation des installations existantes ne doit pas grever les finances fédérales.
Lors d'un débat en décembre au National pour accélérer la construction de centrales solaires, éoliennes et hydroélectriques, l'UDC et le PLR avaient déjà tenté de rouvrir la porte aux centrales nucléaires. Le Centre s'était alors opposé mais avait indiqué être ouvert à une discussion sur le sujet.
Même si le postulat est refusé, la question sera de toute façon débattue au Parlement. Le mois dernier, une alliance de droite a déposé l'initiative populaire "De l'électricité pour tous en tout temps (Stop au blackout)". Le texte précise que toutes les formes de production électrique respectant l'environnement et le climat doivent être autorisées. Le comité d'initiative souhaite rouvrir la porte à l'atome, alors que le peuple suisse s'est prononcé en 2017 en faveur d'une sortie progressive du nucléaire.