Actuellement, il est pratiquement impossible de remplacer des moteurs à combustion par des électriques sur les voitures de tourisme. La conversion des voitures d'occasion représenterait pourtant une opportunité dans le cadre de la politique de décarbonation.
La motion, déposée par Bruno Storni (PS/TI), apportera une sécurité juridique en fixant une norme et en simplifiant les processus de validation lors du remplacement de moteurs. La France et l'Italie ont pris des mesures dans ce sens. Le National avait dit oui à cette proposition par 160 voix contre 28.
Le même jour, le Conseil des Etats a rejeté par 21 voix contre 20 une motion de leur ancien collègue Philippe Bauer (PLR/NE) qui voulait connaître le nombre total de véhicules que compte la Suisse. Actuellement, le système d’information relatif à l’admission à la circulation (SIAC) ne répertorie pas les véhicules non immatriculés, donc tout le parc de voitures d'occasion en vente.
Le Neuchâtelois se demandait quel coût le stockage de ces véhicules représente pour les garages et s'inquiétait des pertes en ressources pour les milliers de véhicules éliminés. Il apparaît en effet qu'en Suisse les véhicules sont détruits trop tôt.
Mais la courte majorité des élus UDC et PLR ont estimé qu'une réglementation supplémentaire entraînerait un surcroît de travail administratif. En outre, la révision de la loi sur la protection de l'environnement qui vient d'être adoptée par le Parlement permettra de prendre des mesures pour promouvoir l’économie circulaire. Le Conseil fédéral était aussi opposé à la motion.