Il devra en particulier examiner si les groupes terroristes ou les acteurs non étatiques qui violent le droit international ou qui l'ont violé par le passé peuvent recevoir des dons via la Suisse ou s'ils abusent du système bancaire suisse d'une autre manière pour financer leurs activités. Il s'agira notamment d'examiner la loi sur le blanchiment d'argent et les sanctions contre le régime iranien.
Les méthodes de financement directes et indirectes doivent être prises en compte, a précisé Christine Bulliard-Marbach (Centre/FR) pour la commission. Il faut éviter que la Suisse ne serve de plaque tournante, il en va de sa réputation.
L'udc y était opposée. Ce postulat crée la confusion car il soulève deux thèmes différents et mélange les objectifs et les moyens, a fait valoir Franz Grüter (UDC/ZH). La Suisse dispose déjà des instruments nécessaires, dont la prochaine interdiction du Hamas fait partie.
Pour le Conseil fédéral également le texte n'était pas nécessaire. Dans sa réponse écrite, le gouvernement rappelle notamment que le Groupe interdépartemental de coordination sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme évalue en permanence les risques et la nécessité de prendre des mesures.
Les bases légales existantes sont suffisantes, a souligné la ministre des finances Karin Keller-Sutter. Et d'ajouter que la révision de la loi sur le blanchiment d'argent est en consultation, de même que celle sur l'interdiction du Hamas. Un rapport de l'administration, comme le demande le postulat, n'apporterait pas vraiment de plus-value.