Actuellement, les impôts courants ne sont pas pris en compte dans le calcul du minimum vital. Ainsi, alors qu'une saisie est effectuée pour rembourser des créanciers, de nouvelles dettes fiscales sont créées en parallèle, a déclaré Philipp Matthias Bregy (Centre/VS) pour la commission.
Les impôts sont une dépense obligatoire. Leur prise en compte dans le minimum vital est sensée. S'endetter pour payer ses dettes, cette situation est insupportable pour les personnes concernées, a relevé le ministre de la justice Beat Jans.
Le Conseil fédéral devra élaborer un projet de révision de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite afin de remédier à cette situation. Afin que la modification légale ne se fasse pas au détriment des créanciers de contributions d’entretien, un régime spécial pour les créances d’entretien du droit de la famille sera prévu. Le Conseil fédéral partage cet objectif.
Sur le même sujet, le National a enterré une initiative du canton de Genève allant dans le même sens. Le choix de transmettre cette demande au gouvernement par le biais d’une motion a été jugé plus rapide, avait précisé la rapportrice de commission du Conseil des Etats.