(ats) Les parents doivent être mis sur pied d'égalité dans le domaine des rentes de survivants. Le National a soutenu lundi par 98 voix contre 93 une initiative parlementaire centriste demandant la fin d'une "discrimination".

Actuellement, le droit d'un veuf à une rente s'éteint lorsque le dernier des enfants a atteint l'âge de 18 ans révolus, contrairement à la rente d'une veuve, qui y a droit jusqu'à son décès ou son remariage. Afin d'éliminer cette "discrimination crasse", le conseiller national Sidney Kamerzin (Centre/VS) propose de revoir la loi.

Une telle différence de traitement ne peut plus s'expliquer, souligne le Valaisan. La répartition traditionnelle des tâches au sein du foyer ne permet plus d'expliquer la différence de traitement entre les veufs et les veuves.

Le coût est estimé à 80 millions de francs par an si l'on octroie les mêmes droits aux veufs qu'aux veuves, a-t-il précisé. Une charge supportable pour la Confédération, selon lui. La Suisse a été épinglée par la Cour européenne des droits de l'homme sur le sujet.

L'udc s'est opposée à cette proposition. Une procédure de consultation concernant les rentes de veufs et veuves vient de se terminer et le Conseil fédéral va présenter un projet cet automne, a souligné Diana Gutjahr (UDC/TG). Il ne faut pas mener plusieurs discussions en parallèle.

Mais l'UDC s'oppose surtout à l'extension des prestations de la Confédération que demande Sidney Kamerzin. "Cette initiative ne va pas dans la bonne direction et n'incite pas à la reprise d'une activité professionnelle. Une rente à vie n'est plus d'actualité", selon Diana Gutjahr. Une stratégie que Melanie Mettler (PVL/BE) a résumée par une tentative d'étouffer dans l'oeuf une rente plus généreuse aux veufs.

Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.