(ats) Les conseils d'un médecin pour l'établissement de directives anticipées doivent faire partie des prestations prises en charge par l'assurance-maladie. Le National a donné suite lundi par 103 voix contre 80 à une initiative parlementaire de Marcel Dobler (PLR/SG) en ce sens.

Les directives anticipées constituent un élément important dans le cadre de la planification des soins. Cette déclaration d’autodétermination permet de préciser les objectifs thérapeutiques, les traitements et la prise en charge en cas de maladie.

Une tarification pour cette prestation de conseil n’est pas prévue. C'est une lacune qu'il faut combler, selon la majorité. Il s’agit d’un service médical qui bénéficie à l’ensemble du système de santé.

L'udc rejetait cette proposition. "C'est encore et encore une prestation de plus au catalogue de l’assurance maladie, synonyme de hausse des coûts de la santé", a tempêté Thomas de Courten (UDC/BE).

La prise en charge des conseils médicaux concernant les directives anticipées est déjà possible dans le cadre d’un suivi de maladie concrète. Sinon, les directives anticipées demeurent un acte privé, a insisté le Bernois.

L'objet retourne en commission du Conseil des Etats.