Ces stages destinés aux jeunes qui finissent leurs études ou leur apprentissage seront proposés indépendamment du taux de chômage, a expliqué Kris Vietze (PLR/TG) pour la commission. Actuellement, ils ne sont possibles qu'en période de fort chômage et après un délai de 120 jours.
Le Conseil fédéral table sur environ 200 stages supplémentaires à rémunérer chaque année, a poursuivi Mme Vietze. Cela coûtera entre 800'000 et un million de francs de plus par an mais cette intégration rapide des jeunes adultes sur le marché du travail leur permettra d'éviter de recourir ensuite au chômage durant leur carrière, a estimé la Thurgovienne.
Système de bonus-malus
Le projet, élaboré par le Conseil fédéral sur demande du Parlement, doit aussi permettre aux caisses de chômage d'améliorer leur transparence et l'efficacité des coûts, a expliqué le ministre de l'économie Guy Parmelin. A présent, une indemnisation forfaitaire existe pour les frais d'administration de ces caisses de chômage.
Un système de bonus-malus basé sur les frais effectifs sera introduit à la place. Les caisses efficientes recevront un bonus et celles qui sont très inefficientes devront prendre en charge une partie des coûts de leur propre poche, a détaillé le co-rapporteur Benjamin Roduit (Centre/VS). Des indicateurs de performance concernant ces frais seront aussi publiés chaque année.
La révision partielle de la loi comprend d'autres changements techniques, comme des bases pour l’échange de données. Elle permet encore d'apporter certaines précisions et de procéder à des modifications de nature linguistique et formelle.
M. Roduit a salué "une révision qui fait sens", "un projet rondement mené". Et de lancer une pique: "Nous n'en sommes pas encore là dans d'autres assurances, comme l'assurance maladie."