Beat Rieder (C/VS), qui avait déposé une motion similaire à celle du National, a retiré son texte. Les motionnaires demandaient au Conseil fédéral d'augmenter la rente des retraités dans le besoin et d'adapter la formule de calcul des rentes. Cela permettait d'obtenir un effet ciblé, avec peu de pertes et peu de charges administratives. Le besoin de financement ne devait pas dépasser 2% des dépenses annuelles de l'AVS et de celles l'AI.
Ces textes devaient servir de contre-projet indirect à l'initiative sur une 13e rente, a rappelé Brigitte Häberli-Koller (C/TG) pour la commission. Il s'agit maintenant de trouver comment la financer. Une augmentation supplémentaire n'est donc pas envisageable à l'heure actuelle. De plus, il convient de discuter d'une refonte de la formule de calcul et de son financement dans le cadre de la réforme de l'AVS prévue en 2026, a ajouté la Thurgovienne.
Suivant la solution retenue pour financer la 13e rente, les retraités les plus pauvres y participeront aussi et leur situation ne s'améliorera pas forcément, a prévenu Beat Rieder. Et de regretter que le texte n'ait pas pu être débattu avant la votation sur l'initiative.
Un regret partagé par Pierre-Yves Maillard (PS/VD). La 13e rente ne règle pas tout, d'autres mesures sont nécessaires, a souligné le président de l'Union syndicale suisse. "La bonne approche aurait été qu'on puisse discuter d'un contre-projet."
Le débat n'est de loin pas clos, a également reconnu la ministre de l'intérieur Elisabeth Baume-Schneider. Et de s'engager à examiner dans quelle mesure des propositions différenciées, qui prennent en compte la situation des personnes avec les rentes les plus modestes, pourront être introduites dans le message sur la prochaine révision de l'AVS.