(ats) Les collectes de signatures ne seront pas soumises à des obligations de transparence supplémentaires. Le National a rejeté mercredi, par 120 voix contre 72, une initiative parlementaire de Nadine Masshardt (PS/BE) demandant de déclarer le financement de ces campagnes pour les référendums et les initiatives populaires.

La socialiste bernoise a estimé que le succès de la récolte de signatures peut dépendre des moyens financiers des comités d'initiative ou référendaires. Le public a le droit de savoir qui soutient une récolte de signatures, qui se cache derrière telle initiative ou tel référendum, a-t-elle avancé.

Elle trouve ainsi judicieux de soumettre les récoltes de signatures à l'obligation de déclarer leur financement. Une telle transparence est pertinente en matière de formation de l'opinion. Cette obligation s'inscrirait dans la même logique que celle appliquée pour les campagnes en vue d'une élection fédérale ou d'une votation fédérale.

Cela renforcerait la démocratie directe, a appuyé Marc Jost (PEV/BE). Il s'agit d'un aspect central pour comprendre le but d'une initiative et d'un référendum, "qui forment les piliers de notre système politique".

Introduire cette disposition affaiblirait justement le système, a opposé Christoph Riner (UDC/AG) pour la commission. Déposer un référendum ou une initiative deviendrait plus compliqué. Et de relever aussi le risque que les aspects financiers éclipsent les contenus. L'Argovien a aussi cité une charge administrative supplémentaire et un risque de contournement. Avec succès, grâce aux voix de l'UDC, du PLR et du Centre.