Les femmes qui ont par exemple arrêté de travailler pour se consacrer à l'éducation de leurs enfants ont souvent de la peine à retrouver un emploi en raison de compétences qui ne sont plus à jour. Si en plus, elles sont touchées par la pauvreté, elles seront doublement pénalisées, a expliqué Céline Weber (PVL/VD) au nom de la commission.
Pour la motionnaire Marianne Maret (C/VS), il faudrait mieux aider ces personnes qui ne sont pas couvertes par les mesures du marché du travail de l'assurance-chômage. Ce d'autant plus que la numérisation a accéléré l'évolution de certains métiers.
Genève a ainsi intégré des bourses pour la reconversion professionnelle. Mme Maret demande donc d'évaluer l'efficacité de différentes solutions au moyen d'un ou plusieurs projets-pilote Confédération - cantons.
Soutien financier
Si le National soutient l'objectif de la motion et estime important que le retour dans le monde du travail soit encouragé, il considère cependant que la voie esquissée par la motion n’est pas la bonne. Il n’est pas du ressort de la Confédération de lancer elle-même un projet-pilote. Cependant il est important que les possibilités pour la Confédération de soutenir financièrement des mesures spécifiques destinées aux personnes sorties du marché du travail de manière volontaire soient davantage approfondies.
Par 101 voix contre 90, le National a donc transmis un postulat de sa commission préparatoire. Le texte demande au Conseil fédéral d'examiner comment apporter un soutien financier à des personnes qui souhaitent réintégrer le monde du travail après l'avoir quitté volontairement.
Grande diversité d'offres
Le Conseil fédéral s'est dit opposé à cette demande. La formation professionnelle propose déjà une grande diversité d’offres également aux adultes, a souligné le chef du Département de l'économie Guy Parmelin.
Le programme Viamia qui permet de faire un bilan professionnel gratuit à partir de 40 ans, est ainsi disponible dans tous les cantons. La Confédération y contribue à hauteur de 37 millions de francs pour les années 2020 à 2024. Elle encourage aussi, en collaboration avec les cantons, la formation continue des adultes avec des besoins en compétences de base.
La réinsertion et le maintien en emploi des femmes sont une thématique bien ancrée dans la stratégie de la Confédération. Le Conseil fédéral estime dès lors qu'il n'est pas nécessaire de mettre en place d'autres mesures.