Lors de l'examen préliminaire en 2014, les offices fédéraux impliqués avaient émis un avis positif et jugé le projet équilibré, a rappelé lundi le chef du Département fédéral de l'environnement (DETEC) Albert Rösti devant le Conseil national. Le Valais est néanmoins libre de procéder à une nouvelle analyse.
La Confédération et le canton de Vaud n'ont pas été impliqués dans la définition du mandat, a précisé le ministre en réponse à une question de Jacqueline de Quattro (PLR/VD) qui s'inquiète de la décision unilatérale du Conseil d'Etat valaisan.
Le gouvernement valaisan a décidé de réviser le projet de la troisième correction du Rhône. S'appuyant sur une nouvelle analyse présentée la semaine dernière, il estime le plan d'aménagement actuel "disproportionné" et a chargé un groupe de travail d'établir un calendrier.
Impact sur les subventions
"Si le canton du Valais devait revoir son projet, il sera tenu de respecter le cadre défini par le message du Conseil fédéral relatif au crédit d'ensemble voté par le Parlement en 2019 pour pouvoir continuer de bénéficier des aides fédérales prévues", a averti le conseiller fédéral. Si des adaptations sont apportées, la Confédération les évaluera.
La Confédération examinera notamment leur impact sur les subventions. Elle a la possibilité de demander le remboursement si d'éventuelles modifications du projet remettent en question les investissements réalisés, a-t-il précisé.
Jacqueline de Quattro demandait au gouvernement de se positionner sur l'annonce du Valais. Selon elle, ce revirement remet en cause le financement et le calendrier de ce projet important pour la sécurité de la population. Malgré deux remaniements du fleuve, les crues du Rhône ont inondé la plaine et causé d'importants dégâts en 1987, 1993 et 2000, rappelle-t-elle dans sa question.