L'ancien sénateur rappelle dans son texte qu'il est interdit depuis près de dix ans de verser des indemnités de départ aux membres de la direction et du conseil d'administration des sociétés cotées en bourse. Or l'usage de "ces parachutes dorés" reste possible pour les cadres dirigeants de l'administration fédérale et des entreprises liées à la Confédération, comme la SSR ou La Poste.
Rien ne justifie le maintien de ce type d'indemnités, écrit le Schaffhousois. Les rémunérations ordinaires qui leur sont versées sont déjà très élevées et dépassent souvent même celles des conseillers fédéraux. Cette prime, supposée compenser les risques d'une fonction où l'on se trouve potentiellement sur un "siège éjectable", est ainsi comprise dans le salaire ordinaire.
Apportant son soutien au texte, Werner Salzmann (UDC/BE) a montré son incompréhension. Et de citer plusieurs exemples, dont le dernier en date, la cheffe de Fedpol Nicoletta della Valle qui recevra 340'000 francs.
Même si les montants ne sont pas très élevés, elles provoquent l'irritation des contribuables. Cela ne donne pas une bonne image de la politique du personnel de la Confédération, selon lui.
Flexibilité
Rappelant que la question est un sujet qui revient régulièrement sur la table, la rapportrice de commission Heidi Z'graggen (Centre/UR) a au contraire estimé qu'une flexibilité est nécessaire pour les hautes positions dans l'administration. Comme certains cadres sont soumis à des conditions de licenciement facilitées, ils peuvent bénéficier en contrepartie d'indemnités de départ.
Par ailleurs, ces départs sont souvent très médiatisés, ce qui justifie également ces versements. Mme Z'graggen a encore jugé que, par rapport à la masse salariale et au budget de la Confédération, supprimer ces indemnités de départ aurait un effet insignifiant.
Sans succès. Au vote, le PS a rejoint l'UDC. Le Centre et le PLR étaient divisés. Le National doit encore se prononcer.