(ats) Le Parlement demande des sanctions contre les étrangers qui commettent des violences en Suisse pour défendre le régime qu'ils prétendent avoir fui. La motion adoptée lundi par le Conseil national par 131 voix contre 63 cible les récentes échauffourées entre des membres de la diaspora érythréenne.

Les agissements de certains réfugiés érythréens, soutenant publiquement et violemment le régime qu'ils sont censés avoir fui sont incompréhensibles, a indiqué Philippe Nantermod (PLR/VS) pour la commission. Ces personnes qui bénéficient de l'asile en Suisse justement pour des raisons politiques doivent être sanctionnées.

La motion, déposée par le sénateur Andrea Caroni (PLR/AR) et déjà soutenue au Conseil des Etats, évoque une révocation facilitée de l'asile ou encore l'élargissement de la liste des infractions entraînant une expulsion obligatoire.

Reflet de l'histoire

Le chef du Département fédéral de justice et police Beat Jans a plaidé contre ce texte. Il a rappelé que la diaspora érythréenne était composée de différentes tendances politiques.

Il y a d'anciens opposants du front de libération érythréen qui estiment que le régime au pouvoir depuis 1991 est légitime. Et il y a les nouveaux opposants au régime.

La grande majorité d'Erythréens en Suisse ne sont pas actifs politiquement, a ajouté le conseiller fédéral. Il n'y a jamais plus de 500 personnes qui participent à ces fêtes ou s'y opposent. La motion frapperait donc les mauvaises personnes, a déclaré le conseiller fédéral. En vain.