Aujourd’hui, la Suisse réglemente déjà l’utilisation de certains médicaments pouvant être utilisés lors de l’exécution de condamnés à l'étranger. La nouvelle loi est plus complète et porte sur le commerce de tous les biens susceptibles d'être concernés.
A l'échelle mondiale, le commerce de biens destinés à la torture est florissant, a rappelé Raphaël Mahaim (Vert-e-s/VD) au nom de la commission. "La Suisse ne doit pas devenir un îlot pour ce commerce", a déclaré Vincent Maitre (Centre/GE).
L'udc était contre. La Suisse dispose déjà de toutes les bases légales nécessaires pour remplir les règles européennes, que ce soit pour les médicaments ou les armes, a contré Manfred Bühler (UDC/BE). En vain. Le National a voté pour la loi par 129 voix contre 59. Le dossier passe au Conseil des Etats.