(ats) La recherche dans le domaine de l'énergie doit bénéficier d'un crédit supplémentaire de 35,6 millions de francs de 2025 à 2028. Le National a soutenu mardi par 127 voix contre 64 une version réduite du programme d'encouragement SWEETER, validé par les Etats.

Les sénateurs proposaient d'adopter un crédit d'engagement de 106,8 millions de francs sur douze ans, soit entre 2025 et 2036.

Les députés ont préféré valider une première tranche de 35,6 millions sur quatre ans afin de correspondre à la périodicité du programme dans le cadre du prochain message de l'encouragement de la formation, de la recherche et de l'innovation. Une nouvelle tranche devra ensuite être rediscutée, a indiqué Simone de Montmollin (PLR/GE) au nom de la commission.

Le nouveau programme SWEETER (SWiss research for the EnErgy Transition and Emissions Reduction), qui reprendra le programme actuelle SWEET, traitera des thèmes relatifs à la sécurité d'approvisionnement et à la transformation en un système énergétique respectueux du climat.

Les hautes écoles, mais aussi des partenaires issus de l'économie privée, de villes, de cantons et de communes, participent au financement des travaux de recherche au moyen de leurs fonds propres ou de fonds de tiers, via des consortiums.

Pas d'économies en coupant

Une partie de la Chambre souhaitait garder la durée de douze ans pour ce financement, ou tout du moins de huit ans, afin de permettre aux projets, qui s'inscrivent dans le temps long, de se déployer. Une autre minorité, de droite, proposait de carrément réduire le budget. Leurs arguments ont été balayés.

On n'économisera rien du tout en coupant la somme prévue, a contré la majorité du National. Les montants seront simplement redistribués pour la formation et la recherche, car ils sont compris dans le message 2025-2028, a appuyé le ministre de l'énergie Albert Rösti. Le dossier repart au Conseil des Etats.