L'an dernier, le Procureur général de la Confédération Stefan Blättler a rappelé la nécessité de créer en Suisse une loi sur les repentis de la mafia, car la criminalité organisée s'étend sur notre territoire. Il estimait donc nécessaire de disposer d'un instrument juridique supplémentaire efficace.
L'Italie s'est dotée depuis 1991 d'une loi sur les repentis de la mafia, à l'initiative du juge Giovanni Falcone. Cette loi, légèrement adaptée au fil des ans, est toujours en vigueur et est considérée comme l'un des instruments les plus efficaces de la lutte contre le crime organisé. Des arguments qui ont convaincu la gauche, le Centre et le PLR.
Jusqu'à présent, le Conseil fédéral et le Parlement ont toujours refusé d’adopter une réglementation qui récompenserait les repentis pour les informations qu'ils fournissent. Les réflexions juridiques qui sous-tendent ce refus conservent leur validité, selon la position du Conseil fédéral qui était opposé au texte.