(ats) La capacité de défense de l'armée doit être renforcée. Or, les prescriptions de protection contre le bruit dans le domaine militaire limitent la formation des soldats, par exemple dans l'instruction au tir. Il faut donc les réexaminer. Le Conseil des Etats a transmis mercredi, par 27 voix contre 12, un postulat de commission en ce sens au Conseil fédéral.

Ce dernier devra donc examiner dans quelle mesure les prescriptions relatives à la protection contre le bruit sont plus strictes dans le domaine militaire que pour d'autres tâches publiques.

Il s'agira aussi de déterminer dans quelle mesure il serait possible d'économiser dans les dépenses de l'armée pour les assainissements et les mesures d'insonorisation si les prescriptions de protection contre le bruit étaient quelque peu assouplies. Ces moyens pourraient alors être utilisés pour des dépenses urgentes et nécessaires au renforcement de la capacité de défense.

Soulignant les effets négatifs des nuisances sonores sur la santé, Céline Vara (Vert-e-s/NE) a appelé à rejeter le texte. Il y a une vraie opposition de la population aux stands de tirs et il faut en tenir compte, a-t-elle souligné. La Neuchâteloise a regretté que le texte ne soit pas formulé de manière plus large, qui invite à trouver des solutions constructives.

Le Conseil fédéral était favorable au texte.