Les deux Chambres s'étaient déjà accordées sur le fond, au vu du contexte actuel. La Suisse enregistre quelque 2000 nouvelles demandes de réfugiés érythréens par année. Environ deux tiers obtiennent l'asile. Les chiffres des retours volontaires sont négligeables, et Asmara refuse catégoriquement les rapatriements sous contrainte.
La motion a été modifiée par le National. Une disposition a été ajoutée, afin que le Secrétariat d'Etat aux migrations envoie dans cette région une représentation chargée des questions de migration.
Le Conseil fédéral était d'accord avec la motion. Il poursuit ses démarches visant à faire progresser la coopération avec l’Erythrée. Mais il doute que le gouvernement érythréen change de position.
Examen plus approfondi
Auparavant, la session extraordinaire demandée par l'UDC sur l'asile n'a pas duré longtemps. Les trois motions concernées ont été transmises à la commission compétente du Conseil des Etats pour un examen plus approfondi.
Le premier texte, d'Esther Friedli (UDC/SG), veut interdire le regroupement familial pour les personnes admises à titre provisoire. Mardi, le National a donné son aval à une motion identique de l'UDC.
Une motion de Pirmin Schwander (UDC/SZ) demande de ne pas considérer comme des réfugiés les personnes qui ont transité par un Etat sûr dans lequel elles ont ou auraient pu déposer une demande d'asile. La dernière motion, de Hannes Germann (UDC/SH), vise à créer des zones de transit aux frontières où seraient traitées toutes les demandes d'asile.
Après la session extraordinaire, les sénateurs ont également renvoyé en commission une dernière motion concernant l'asile. Le texte de Werner Salzmann (UDC/BE) veut obliger les cantons, les communes, les assurances sociales à livrer leurs données concernant les immigrés illégaux. La proposition vise les 100'000 sans-papiers en Suisse.