En tout, la Suisse continuera de mettre à la disposition du FMI des moyens financiers pour environ 21 milliards de francs au titre de sa quote-part et des NAE.
Le changement résulte d'une décision du Conseil des gouverneurs du FMI en décembre dernier. Il a été décidé de relever de 50% les quotes-parts affectées aux Etats membres, et, partant, d’accroître les moyens de l’institution.
La quote-part de la Suisse avoisinera à l’avenir les 10 milliards de francs, ce qui correspondra, comme actuellement, à 1,21% du total des quotes-parts. Compte tenu de l’augmentation des quotes-parts, la participation de la Suisse aux NAE sera réduite à 11 milliards de francs. Et sa contribution au titre des accords d’emprunts bilatéraux (AEB) de 3,6 milliards va arriver à échéance.
C’est la Banque nationale suisse (BNS) qui fournit ces moyens, sans garantie de la part de la Confédération. Ni la quote-part actuelle ni la quote-part revue à la hausse n’impliquent d’engagements financiers pour la Confédération.
En fournissant une partie des ressources dont le FMI dispose pour l’octroi de prêts, la Suisse contribue à garantir la stabilité du système monétaire et financier international, a souligné pour la commission Nicolas Walder (Vert-e-s/GE). Cet objectif revêt une importance particulière pour la Suisse abritant un secteur financier fortement interconnecté au niveau international.
Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.