(ats) La compensation des émissions de CO2 de la Suisse à l'étranger doit être analysée. Le National a adopté jeudi, par 127 voix contre 57, un postulat de Bastien Girod (Vert-e-s/ZH) en ce sens.

La Suisse mise avant tout sur l'instrument de la compensation des émissions de CO2 pour atteindre les objectifs climatiques de l’ONU. Or des études montrent que, pour ces compensations, la réduction supplémentaire de CO2 mesurée a posteriori est inférieure au nombre de certificats délivrés, pointe le postulant.

Et de souligner que cette responsabilité est d’autant plus grande que la Suisse, avec 13 partenariats bilatéraux, joue un rôle de pionnier au niveau mondial et fixe aujourd’hui de facto la norme. Il demande donc de procéder à une évaluation, assortie de recommandations, également pour le marché du carbone, qui peut jouer un rôle important dans la réalisation des objectifs climatiques.

Le Conseil fédéral était favorable au postulat. M. Girod, qui effectuait sa dernière session au Parlement, a été applaudi à la fin de son intervention.