Le National s'est rallié à l'unanimité à des adaptations mineures effectuées par le Conseil des Etats.
Alors que la vallée inférieure du Rhin connaît un risque de crues, la Suisse et l'Autriche travaillent "main dans la main" depuis 1892. Les deux pays ont déjà conclu trois traités relatifs à la protection transfrontière contre les crues. Mais ceux-ci ne permettant pas de mettre en oeuvre les nouvelles mesures nécessaires, une nouvelle convention a été négociée, avait expliqué lors des débats le ministre de l'environnement Albert Rösti.
Le projet concerne le tronçon frontalier de 26 km entre l'embouchure de l'Ill et le lac de Constance (Rhin alpin). Il prévoit d'augmenter la capacité de débit du cours d'eau de 3100 m3/s à 4300 m3/s et d'assainir les digues usées par les années, afin de faire face à un événement susceptible d'arriver tous les 300 ans. Ces mesures visent à augmenter la sécurité des 300'000 habitants concernés, ainsi que de 500 entreprises.
Les mesures prévues permettront d'éviter des dommages matériels de plus de 13,5 milliards de francs. La mise en oeuvre du projet devrait durer jusqu'en 2052.
Berne et Vienne se partagent les coûts de quelque deux milliards du projet à parts égales. La Confédération prévoit un engagement d'un milliard de francs sur une durée de 27 ans. Elle prend en charge 80% et le canton de St-Gall 20%, soit quelque 200 millions. L'investissement pour la Confédération s'élève à 38 millions par an.