(ats) Bien que les temps soient incertains, la Suisse dispose de marges de manoeuvre, selon la nouvelle présidente de la Confédération Karin Keller-Sutter. Elle se dit confiante que la Suisse pourra relever les défis qui l'attendent, pour autant qu'elle soigne ses fondamentaux, comme sa démocratie directe et l'art du compromis.

"Presque tout est relatif", a déclaré Mme Keller-Sutter, y compris son élection à la présidence de la Confédération. Mais pas la tâche de la présidence. Elle a parlé de confiance et de fiabilité, envers le Parlement et envers la population. "La confiance est importante pour la collaboration."

"Nous savons par expérience que les vraies solutions ne se trouvent pas dans le contraste, mais dans le compromis", a développé la St-Galloise mercredi dans son discours après son élection. Un aspect important alors que le monde fait face à des temps incertains. Et d'énumérer attaques terroristes, pandémie, guerre en Ukraine ou encore changement climatique.

"Beaucoup parlent d'un changement d'époque", a relevé la ministre des finances. "Mais si l'on regarde plus loin dans le temps, il s'agit plutôt de la fin d'une phase de stabilité exceptionnelle et d'un retour à la normalité." Et d'ajouter que "nous avons peut-être un peu désappris à gérer l'incertitude". "Le besoin d'orientation est d'autant plus grand."

Dans ce contexte, si beaucoup de choses ne sont pas dans les mains de la Suisse, celle-ci dispose aussi de marges de manoeuvre dans plusieurs domaines, tels que la migration, le changement climatique et les finances, a relevé la ministre. "Avec une démocratie directe, un fédéralisme qui fonctionne et une économie performante", la Suisse dispose d'une "base solide" pour relever ces défis et trouver des compromis.