La cybercriminalité s'est immiscée dans notre quotidien, a avancé Jacqueline de Quattro (PLR/VD) pour la commission. "Le danger est omniprésent, plus personne n'est à l'abri", a-t-elle déclaré, citant les autorités, les entreprises et les individus. Elle a encore parlé de "menace pour tous les domaines de la vie publique, mais aussi de la vie privée."
On délègue le risque sur les consommatrices et consommateurs puisque ce sont eux qui doivent tester les produits, a complété le co-rapporteur Hasan Candan (PS/LU). Et de mentionner des tablettes, frigos ou lave-linges qui ne sont soumis à aucun contrôle de sécurité.
En Suisse, il n'existe actuellement pratiquement pas de lois, de normes contraignantes, d'exigences minimales ou de responsabilité en la matière, a déploré Mme de Quattro. Or il est indispensable de reconnaître les produits et composants critiques des infrastructures en réseau fréquemment utilisés. Leur cybersécurité doit régulièrement être vérifiée par des organismes indépendants.
Mauro Tuena (UDC/ZH) s'est aussi montré inquiet. Il était d'accord sur le fait qu'il est nécessaire d'agir en matière de cybersécurité. Mais la motion demande une participation financière de la Confédération. Or, en ce moment, "chaque centime compte". "Ces moyens financiers seront incontrôlables", selon M. Tuena.
La présidente de la Confédération Viola Amherd partageait les mêmes préoccupations sécuritaires. Tout en étant favorable au texte, elle a reconnu que le financement constituait "le point critique". Il faudrait que le financement des contrôles soit assuré par les instances qui en ont besoin, et non pas par la Confédération.