(ats) Le Parlement reste divisé sur le montant à allouer à la coopération au développement et à l'aide humanitaire. Alors que le Conseil fédéral demande 9,66 milliards de francs, le National n'accepte de débloquer que 9,31 milliards. Le Conseil des Etats a proposé lundi un compromis.

Dans le cadre de la stratégie de coopération internationale 2025-2028, les sénateurs proposent de ne réduire l'enveloppe gouvernementale que de 151 millions de francs, pour un montant total de 9,51 milliards. La demande de coupe de 351 millions par les députés se base sur les recommandations du groupe d'experts pour alléger les finances fédérales, a rappelé Benedikt Würth (Centre/SG) pour la commission.

Or cette réduction recommandée de 351 millions pour les années 2025 à 2028 concerne toute la stratégie de coopération internationale, et non uniquement le domaine de la coopération au développement et de l'aide humanitaire, a-t-il souligné. Une coupe d'une telle ampleur n'est pas "judicieuse". Le Conseil des Etats a encore apporté des précisions concernant les transferts de crédits possibles.

Auparavant, il avait validé par deux fois les 9,66 milliards demandés par le Conseil fédéral. La gauche et quelques centristes voulaient maintenir cette décision. Franziska Roth (PS/SO) a demandé en vain de rester "fiable" et de suivre le gouvernement, qui a "travaillé de manière sérieuse".

Aide à l'Ukraine

Les Chambres sont encore divisées sur le montant de 1,5 milliard de francs pour l'Ukraine et la région, prévu par le Conseil fédéral. Les sénateurs soutiennent cette position. Les députés souhaitent eux n'allouer que 800 millions, avec en plus 500 millions pour des projets en collaboration avec le secteur privé.

La Chambre des cantons a en revanche plié en ce qui concerne la politique extérieure en matière de santé 2019-2024. Elle a accepté l'amendement de la Chambre du peuple visant à la prolonger d'une période supplémentaire. Sans se montrer formellement opposé, le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis a relevé que la précision était "superflue", le Conseil fédéral ayant déjà validé cette prolongation.

Le dossier retourne au National.