La transformation numérique de l'administration publique entraîne une hausse des besoins en outils numériques et requiert des infrastructures informatiques qui répondent à des exigences accrues en matière de performance, de fiabilité et de sécurité. La protection des données est centrale. C'est un investissement dans le futur, qui augmente la souveraineté, a relevé la ministre des finances Karin Keller-Sutter lors des débats.
Le Sgc et les nuages externes se complèteront dans une infrastructure hybride. Les cantons, villes et communes pourront l'utiliser. Aucun service ne sera toutefois fourni au secteur privé au moyen du SGC.
Privilégier les entreprises suisses
Le Sgc remplacera le cloud privé de l'Office fédéral de l'informatique et de la télécommunication (OFIT), qui sera bientôt obsolète. Le projet prévoit aussi des investissements dans l'infrastructure réseau et la cybersécurité.
Le Parlement a précisé les buts liés à cette acquisition. Il demande dans la mesure du possible des logiciels à code source ouvert. Il s'agira aussi de privilégier si possible des entreprises ayant leur siège en Suisse.
Les sénateurs avaient apporté deux précisions, auxquelles les députés se sont ralliés tacitement lundi. Le National demandait que le SGC doive réduire l'empreinte écologique de l'infrastructure. Les sénateurs ont ajouté que cela doit se faire "autant que possible".
Le National a également précisé que le cloud est à la disposition des cantons et des communes. Les sénateurs ont eux inscrit que le cloud peut fournir des prestations "à prix coûtant" aux cantons et aux communes.
Dès 2026
La réalisation du projet s'étendra de 2025 à 2032. Les premières fonctions pourront être utilisées dès 2026.
Le crédit d'engagement comprend deux tranches. La première s'élève à 103,2 millions pour les années 2025 à 2027. Le Conseil fédéral débloquera la seconde, de 143,7 millions, pour les années 2028 à 2032. Au total, le SGC coûtera 319,4 millions de francs, en comptant les investissements propres de l'OFIT et les dépenses déjà engagées pour les travaux préparatoires.
En tant que projet-clé de l'administration, le programme SGC sera soumis au contrôle régulier du Contrôle fédéral des finances. Les Chambres fédérales seront aussi régulièrement informées.