(ats) La révision totale de la loi valaisanne réglant l’application de la loi fédérale sur l’acquisition d’immeubles par des personnes à l’étranger n'a pas franchi l'étape de l'entrée en matière, mardi au Grand Conseil. Le PS, le Centre et l'UDC du Valais romand, ainsi que les Verts ont coulé le projet. Le non l'a emporté par 71 voix contre 57.

Dans la ligne de deux motions acceptées en 2021 et en 2024, le texte prévoyait que le délai d’interdiction de revente d’un logement de vacances à des personnes vivant à l’étranger, actuellement de 5 ou 10 ans selon les cas, soit supprimé. Toutefois, les communes auraient pu reprendre une notion de délai dans leur propre règlement.

Cette proposition de modification de la loi prévoyait de considérer l'ensemble du canton comme un unique lieu touristique. Ce sont les communes qui auraient alors dû définir les territoires à exclure de ce périmètre "Un véritable changement de paradigme", comme l'a souligné le député socialiste Blaise Carron. Enfin, toute autorisation de construire délivrée en faveur d’une personne à l’étranger aurait dû faire l’objet d’une annonce à l’autorité de première instance.

Non par 14 voix de marge

Le débat d'entrée en matière a vu la majorité des députés du Haut-Valais et les élus du PLR soutenir la proposition de texte. Ces 57 élus n'ont toutefois pas fait le poids contre leurs 71 collègues.

Pour l'UDC du Valais romand, "l’ouverture de tout le territoire cantonal aux personnes à l’étranger représente un grand danger." "Le statu quo, soit la loi actuelle, nous semble encore être la meilleure solution", a tenu à préciser le député Damien Raboud.

Pour Nathalie Cretton (Les Vert.e.s), "en déléguant la compétence de déterminer les lieux touristiques aux communes, il n’y aura plus de vision globale au niveau cantonal et une vraie crainte d'un manque de logements abordable pour la population locale et de davantage de lits froids." Un manque de vision globale également combattu par Grégoire Roduit (Le Centre). Thomas Birbaum (PLR) s'est, lui, réjoui d'un renforcement de l'autonomie communale. En vain.