(ats) La recherche dans le domaine de l'énergie doit bénéficier d'un crédit supplémentaire de 35,6 millions de francs de 2025 à 2028. Le National a insisté mercredi, par 109 voix contre 82, pour une version réduite du programme d'encouragement SWEETER.

Les sénateurs tout comme le Conseil fédéral proposaient d'adopter un crédit d'engagement de 106,8 millions de francs sur douze ans, soit entre 2025 et 2036. Pour la rapportrice de commission Simone de Montmollin (PLR/GE), il faut tenir compte de la situation budgétaire tendue de la Confédération.

Les députés ont préféré valider une première tranche de 35,6 millions sur quatre ans afin de correspondre à la périodicité du programme dans le cadre du prochain message de l'encouragement de la formation, de la recherche et de l'innovation (FRI). Une nouvelle tranche devra ensuite être rediscutée.

Après 2028, Sweeter doit être intégré aux messages FRI. L'ordre de grandeur et la conception restent les mêmes. La Genevoise a encore rappelé qu'un "crédit sur douze ans n'est plus compatible avec un monde changeant. D'autres secteurs, comme l'armée ou la coopération internationale, doivent vivre avec des programmes sur quatre ans."

La gauche et le PVL souhaitaient garder la durée de douze ans pour ce financement afin de permettre aux projets qui s'inscrivent dans le temps long de se déployer. Le ministre de l'énergie Albert Rösti aurait aussi préféré cette solution sur douze ans. Mais il peut "vivre avec le choix du National".

Transformation énergétique

Le nouveau programme SWEETER (SWiss research for the EnErgy Transition and Emissions Reduction), qui reprendra le programme actuel SWEET, traitera des thèmes relatifs à la sécurité d'approvisionnement et à la transformation en un système énergétique respectueux du climat.

Les hautes écoles, mais aussi des partenaires issus de l'économie privée, de villes, de cantons et de communes, participent au financement des travaux de recherche au moyen de leurs fonds propres ou de fonds de tiers, via des consortiums.

Le dossier repart au Conseil des Etats.