Selon la loi "Solar Express", votée par le Parlement en 2022, la Confédération encourage jusqu'à la fin de cette année la construction d'installations photovoltaïques alpines, afin d'augmenter la production d'électricité en hiver. Les sénateurs ont décidé de prolonger cette aide, car plusieurs projets déposés font face à des recours et des défis techniques, ce qui retarde leur mise en route. Il ne faut pas couper cet élan, ont-ils estimé.
Les installations photovoltaïques alpines doivent bénéficier quand même du soutien fédéral même si elles n'injectent pas encore une partie de leur production dans le réseau électrique d'ici la fin de l'année. Cela concerne les installations ayant une production minimale de 10 GWh, qui peuvent recevoir au maximum 60% d'aide de la Confédération pour leurs coûts d'investissement. Le "Solar Express" doit livrer 2 TWh en hiver.
Les députés ont accepté ce projet la semaine passée, tout en précisant que le renforcement nécessaire des réseaux, et pas que les installations elles-mêmes, doivent être soutenues. Un amendement que les sénateurs n'ont tacitement pas contesté.
Accélération des procédures
Ces derniers ne se sont en revanche pas prononcés mardi sur le reste des divergences concernant le projet sur l'accélération des procédures pour la construction de centrales solaires, éoliennes et hydroélectriques d'importance nationale.
Trois points principaux restent en suspens: le droit de recours des organisations environnementales, les mesures de compensation destinées à protéger la biodiversité et le paysage, ainsi que la participation des communes sur lesquelles l'implantation du projet est prévue à la procédure d'approbation.