(ats) L'attribution d'expertises, de contrats et de mandats à des prestataires externes par le Département fédéral de la défense (DDPS) doit être examinée. Le National a accepté mardi une motion de commission en ce sens, contre l'avis du Centre. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Pour la commission, Jean-Luc Addor (UDC/VS) a estimé que le DDPS est "le seul département dans lequel on a appris coup sur coup une série de mandats externes juteux". Selon lui, rien ne dit qu'ils ont été admis dans le respect des dispositions sur les marchés publics et sur la transparence.

Il est urgent de rétablir la confiance dans le DDPS, a abondé la co-rapportrice Andrea Zryd (PS/BE). Les expertises, contrats et mandats doivent être transparents. Parlant de crédibilité, elle a argué que les conflits d'intérêts et les contrats de complaisance devaient être exclus.

La ministre de la défense Viola Amherd a défendu la pratique actuelle de son département. Les mandats externes sont décidés en fonction des besoins réels. Ils sont privilégiés lorsque toutes les possibilités internes en termes de personnel et de connaissances sont évaluées et épuisées ou quand un conflit d'intérêts rend un mandat interne impossible.

La ministre a encore estimé que la tâche de surveillance ne revient pas au Conseil fédéral mais aux commissions de gestion du Parlement. Cela ne suffit pas, a contré M. Addor. "C'est au collège gouvernemental dans son entier de mettre de l'ordre dans ces pratiques qui pour le moins interpellent."

Reto Nause (Centre/BE) ne comprenait pas pourquoi la motion ne concerne que le DDPS, et pas l'ensemble des départements. Mme Zryd a concédé que la problématique concerne tous les départements, c'est pourquoi un courrier a été envoyé à la commission des finances du National, afin qu'elle se penche sur la question.