Dès son élection au Conseil national en 2005, elle s'est taillé une réputation de "faiseuse", une politicienne qui "dirige avec des mots discrets, mais clairs et déterminés".
Propulsée à la tête du Département fédéral de la défense, Viola Amherd est entrée dans l'Histoire en étant la première femme à diriger ce département. "Pragmatique, vous avez alors dit 'maintenant c'est comme ça, je le fais', et vous avez retroussé les manches et avait repris ces dossiers avec minutie", a poursuivi l'Argovienne.
"Vous avez permis à des projets militaires controversés d'obtenir une majorité." Et Mme Riniker de citer l'achat du nouvel avion de combat pour l'armée suisse, la féminisation de l'armée. Mais la ministre n'a pas été épargnée par "les vents contraires". "Vous avez toutefois maintenu le cap et votre tranquillité", a salué l'Argovienne.
Après l'agression russe en Ukraine, la politique de sécurité était à nouveau au centre des préoccupations. "Vous avez réagi." Augmentation du budget de l'armée, modernisation, nouveau secrétariat d'Etat, cybersécurité, coopération internationale: le concept est global.
Viola Amherd a aussi dû affronter la crise du coronavirus et la plus grande mobilisation de l'armée depuis la Seconde Guerre mondiale. La ministre a aussi développé la protection civile pour qu'elle réponde plus rapidement aux crises.
Pour sa clairvoyance, Mme Amherd n'a pas qu'écrit un chapitre de l'histoire suisse, mais a construit un pont pour la génération à venir", a conclu Maja Riniker.