Tout le monde est concerné, a-t-elle relevé, citant la population, le Parlement et le Conseil fédéral. Même si on a des opinions différentes, nous devons nous traiter avec respect et bienveillance.
Pour la Suisse, la paix et la prospérité ont pendant longtemps des "accompagnateurs fidèles", et il est naturel de considérer ces acquis comme allant de soi, a continué la Valaisanne. Mais un climat de détente et un environnement paisible n'est pas une garantie pour l'avenir.
"La loi du plus fort s'impose de plus en plus dans le monde entier", a-t-elle déclaré, mentionnant la guerre en Ukraine. Dans ce contexte, elle a rappelé l'importance de la sécurité de la Suisse, située au coeur de l'Europe et "un point de jonction entre le Nord et le Sud ainsi qu'entre l'Est et l'Ouest".
La Suisse est appelée à contribuer à la sécurité du continent européen. Elle ne peut pas relever seule les défis actuels.
Politiciens "pas une classe à part"
La Suisse est un pays économiquement fort, mais vulnérable en raison de ses liens internationaux. Elle doit s'engager aux côtés de ceux qui partagent les mêmes valeurs: liberté, Etat de droit et démocratie libérale pour protéger les droits humains ainsi que les citoyennes et citoyens.
La ministre de la défense a encore évoqué une anecdote personnelle, lorsqu'elle a été interpellée par un joggeur un soir lorsqu'elle rentrait chez elle à pied. Elle a salué le fait qu'en Suisse, les politiciens ne sont pas "une classe à part", mais une partie de la population.
Viola Amherd était particulièrement émue durant son allocution. Elle a longuement été applaudie.