(ats) Avec l'élection de Martin Pfister, l'équilibre linguistique est maintenu au Conseil fédéral. Quatre Alémaniques siègeront face à trois Latins.

L'élection de la Jurassienne Elisabeth Baume-Schneider en 2022 pour succéder à la Bernoise Simonetta Sommaruga avait momentanément bouleversé l'équilibre linguistique durant un an, avec une surreprésentation de Latins. La situation s'était rétablie une année plus tard avec l'élection du Bâlois Beat Jans en remplacement du Fribourgeois Alain Berset.

Un cas de surreprésentation de Latins n'était pas inédit. Une telle situation s'est déjà présentée en 1917. Le Genevois Gustave Ador a remplacé le St-Gallois Arthur Hoffmann. Il a siégé aux côtés du Tessinois Giuseppe Motta, du Vaudois Camille Decoppet et du Grison Felix-Louis Calonder, premier représentant rhéto-romanche. Son siège a été repris par un Alémanique en 1920.

Depuis 1999, la Constitution prévoit une représentation "appropriée" des régions et des communautés linguistiques. D'un point de vue purement arithmétique, un tiers du collègue devrait provenir de la Suisse romande, italienne et romanche, soit 2,3 ministres. En 2015, un troisième représentant latin a été élu avec Guy Parmelin.

Suisse centrale

La Suisse centrale n'avait plus eu de représentant au Conseil fédéral depuis le Lucernois Kaspar Villiger (PLR) qui a quitté l'exécutif en 2003. Le canton de Zoug, pour sa part, y avait été représenté pour la dernière fois entre 1974 et 1982, à travers le démocrate-chrétien Hans Hürlimann.

L'"Espace Mitteland" est représenté par le Bernois Albert Rösti. Vaud par Guy Parmelin et le Tessin par Ignazio Cassis. Depuis 2023, Zurich n'est plus représenté, au profit du nord-ouest de la Suisse, avec l'arrivée d'Elisabeth Baume-Schneider, première conseillère fédérale jurassienne, puis celle du Bâlois Beat Jans.

Quatre cantons attendent toujours d'envoyer l'un des leurs à Berne: Uri, Schwyz, Nidwald et Schaffhouse.