A l'annonce du résultat du premier tour, les regards portés sur l'écran étaient déjà stupéfaits. L'ancien membre de la municipalité d'Altstätten et président de l'Union suisse des paysans, Markus Ritter, était déjà distancé par son "challenger". Il ne manquait plus qu'une voix au conseiller d'Etat zougois Martin Pfister pour devenir conseiller fédéral.
Malgré la victoire de ce dernier un quart d'heure plus tard et la non-élection de Markus Ritter, les clients du restaurant "Sonne" ont applaudi Martin Pfister lorsqu'il a accepté son élection. Leur mine était, cependant, pétrifiée, lorsque le Zougois a prêté serment.
Altstätten voyait Markus Ritter en favori
Des personnes issues de la population, des membres locaux du Centre et une classe scolaire étaient présents dans la salle du restaurant réservée à cet effet. Ce public s'attendait à un autre scénario et à une autre issue. Il avait bon espoir de pouvoir célébrer un conseiller fédéral issu de la commune de la région du Rheintal st-gallois.
Pour eux, Markus Ritter faisait clairement figure de favori de l'élection, en raison de sa grande notoriété et de son excellent réseau politique. Avec lui, on sait à quoi s'attendre, se disaient-ils.
Personnalité "trop forte"?
Markus Ritter avait, sans doute, une personnalité "trop forte", essayait de s'expliquer l'une de ses anciennes collègues à l'exécutif communal. Le fait que le canton de St-Gall soit déjà représenté au Conseil fédéral par Karin Keller-Sutter (PLR) était peut-être aussi un trop grand désavantage, ajoutait-elle.
Au restaurant "Sonne", on a trinqué malgré tout au vin blanc, les bouteilles ayant été mises au frais pour l'occasion. Son goût était "un peu amer tout de même", a concédé une habitante d'Altstätten en clin d'oeil.