(ats) Les produits phytosanitaires contenant des substances actives à faible risque, notamment biologiques, doivent pouvoir être mis sur le marché plus rapidement, grâce à des procédures d'autorisation accélérées. Le National a accepté mercredi deux motions identiques venant du Centre et des Vert-e-s en ce sens.

Les motionnaires Philipp Matthias Bregy (Centre/VS) et Christine Badertscher (Vert-e-s/BE) ont plaidé en faveur de produits phytosanitaires plus modernes et plus écologiques. L'utilisation de telles substances permet d'épargner l'environnement et d'encourager l'innovation.

Les deux élus souhaitent que les demandes soient traitées en six mois au maximum pour ces produits. M. Bregy a parlé par exemple d'une solution impliquant le fait qu'un insecte en dévore un autre pour sauver des récoltes de pommes de terre.

Mme Badertscher a relevé que des travaux sont en cours dans l'UE, donc la Suisse ne ferait pas bande à part en la matière. Et de plaider pour une production plus durable. "Si on n'homologue pas ces produits à faible risque, les producteurs doivent utiliser à la place des produits chimiques déjà homologués ou autorisés en urgence."

Opposée aux textes, la ministre de l'intérieur Elisabeth Baume-Schneider a rappelé que les produits phytosanitaires en question sont déjà traités en priorité par les services d'homologation depuis 2023, ce qui permet un traitement plus rapide. Elle était toutefois contre des procédures d'autorisation accélérées en la matière. Un examen complet est nécessaire pour analyser ces produits et convenir justement qu'ils sont à faible risque.

La ministre n'a été suivie par son parti, le PS. Les motions ont été validées par 143 voix contre 40. Le Conseil des Etats devra trancher.